Cabaret Frappé : le concert de Barbara Butch interrompu après une manifestation pro-palestinienne

Cabaret Frappé : le concert de Barbara Butch interrompu après une manifestation pro-palestinienne

Le concert de la DJ Barbara Butch, samedi soir au Cabaret Frappé à Grenoble, a été interrompu après une vingtaine de minutes. Environ 200 manifestants pro-palestiniens ont perturbé la prestation, contraignant l’artiste à quitter la scène.

La France Insoumise a tenu parole.

La soirée a été fortement perturbée au Cabaret Frappé, ce samedi à Grenoble. La prestation de Barbara Butch a été interrompue après une vingtaine de minutes en raison d’une manifestation organisée devant la scène.

Environ 200 militants pro-palestiniens ont brandi des drapeaux palestiniens et des keffiehs tout en scandant des slogans pendant le concert. Parmi eux se trouvait notamment Allan Brunon, élu d’opposition et chef de file de LFI à Grenoble.

La venue de Barbara Butch faisait l’objet de critiques depuis plusieurs semaines. Allan Brunon avait prévenu qu'une action serait réalisée pour empêcher la tenue de son concert, reprochant notamment à la DJ sa participation à un événement organisé à Tel-Aviv en 2025 ainsi que la signature d’une tribune de soutien à la proposition de loi dite Yadan, vivement contestée par La France insoumise.

Avant même le début du concert, des militants distribuaient des tracts aux abords du Jardin de Ville pour appeler le public à boycotter la prestation.

Au cours de la soirée, plusieurs artistes programmés avant Barbara Butch ont également affiché leur soutien à la Palestine dans leurs prises de parole.

Lorsque la DJ est montée sur scène, les slogans ont redoublé d’intensité. Des bouteilles ont également été jetées en direction de la scène, obligeant l’artiste à interrompre son concert et à quitter les lieux pendant quelques dizaines de minutes.

Dans un communiqué, la Ville de Grenoble a condamné "avec la plus grande fermeté les menaces, les intimidations et les violences exercées à l’encontre de l’artiste et des élus présents sur scène. Dans un État de droit, les désaccords s'expriment par le débat et le dialogue, jamais par la menace ou la violence. Grenoble réaffirme son attachement indéfectible à la liberté de création et de programmation artistique, ainsi qu'au respect des personnes. Aucun artiste ne doit être empêché de se produire sous la pression de l'intimidation".

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