L'affaire prend une tournure politique.
Suite aux révélations du Dauphiné Libéré concernant Guizmaths, qui sera jugé cet automne pour viol aggravé sur mineur, Allan Brunon en profite pour tacler Clément Chappet.
Lors d'une conférence de presse, le conseiller municipal LFI de Grenoble a tancé son adversaire de droite, à qui il reproche "un silence à moitié complice" sur l'affaire.
Allan Brunon a rappelé la proximité entre les deux hommes. "Pendant toute la campagne, il (Mehdi Ben Fredj alias Guizmaths ndlr) a produit des éléments matériels pour mettre en avant Clément Chappet et Alain Carignon. Il était le relais le plus avancé du groupe de droite à la mairie de Grenoble", a indiqué l'insoumis.
A ses yeux, "Clément Chappet a une responsabilité politique. Dans un pays où 160 000 mineurs sont victimes de violences sexuelles par an, dans une ville où il y a encore 600 procédures qui ne sont pas encore traitées".
Des éléments transmis au procureur
S'il avait rapidement réclamé sa démission, Allan Brunon veut aussi des explications : "Nous avons des éléments qui pourraient nous permettre d'affirmer que l'entourage de Clément Chappet était au courant de cette affaire, déjà à l'époque de la campagne municipale. Il doit d'urgence s'exprimer, se désolidariser de cette personne et expliquer s'il était oui ou non au courant".
L'élu grenoblois a aussi indiqué vouloir transmettre au parquet ces éléments qualifiés de "factuels".
Pour rappel, Guizmaths est accusé de viol sur un adolescent de 13 ans. Les faits se seraient déroulés en 2003, alors que l'influenceur, alors âgé de 21 ans, donnait des cours particuliers à domicile. La victime présumée l'accuse de massages non sollicités. Des faits que Guizmaths nie, mais pour lesquels il devra s'expliquer devant la justice grenobloise. Face à la cour criminelle, il pourrait encourir jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle.