Quelques semaines après les municipales, l’accord conclu entre Laurence Ruffin et LFI continue de provoquer des remous dans la vie politique grenobloise. Comme il l’avait annoncé après l’élection de la nouvelle maire, Allan Brunon a été désigné président de la commission des finances du conseil municipal ce mercredi 13 mai.
L’attribution de cette présidence faisait partie de l’accord technique conclu entre les deux camps pour permettre la victoire de la gauche au second tour.
📝 Grande victoire !
— Allan Brunon (@allanbrunon) May 13, 2026
Je suis honoré d’avoir été élu Président de la Commission des finances de la Ville de Grenoble ce jour lors de la tenue de cette commission.
Je mesure pleinement la responsabilité que représente cette fonction et je suis heureux de pouvoir l’exercer dans… pic.twitter.com/UNCtuJ0JRs
Cette commission est chargée du contrôle de l’utilisation des finances publiques de la Ville. Traditionnellement, sa présidence revient à un représentant de l’opposition municipale pour une plus grande transparence.
Le choix de confier cette fonction au chef de file des élus insoumis faisait déjà polémique depuis plusieurs semaines.
Le groupe d’opposition “Réconcilier Grenoble”, dirigé par Clément Chappet, réclamait ce poste au nom du pluralisme démocratique. Il explique que selon lui “en nommant Allan Brunon, issu de sa propre liste de second tour, Laurence Ruffin a préféré s'offrir un complice”. Il ajoute aussi “qu’elle confirme l’existence d’un accord électoral, qu’ils ont soigneusement caché pendant la campagne” avant de conclure par une phrase forte : ”Les Grenoblois ont bien été trompés”.