Après Hervé Gerbi (Horizons) contraint d'écarter une colistière indélicate qui demeurera sur le bulletin de vote de sa liste au premier tour, Laurence Ruffin (Ecologistes/PS) est, elle, embarrassée par la présence d’Hassen Bouzeghoub sur sa liste. Une présence qui avait déjà étonné puisque celui-ci avait subi la fermeture du Plateau quartier Mistral qu’il dirigeait, décidée par la municipalité écologiste sortante.
Le site d’infos Place Gre’Net révèle que le colistier s’est expliqué dans une lettre après avoir témoigné par écrit et soutenu comme "témoin de moralité" un salarié passé par la case prison pour violences à l’encontre de sa compagne et l’avoir recruté à sa sortie de prison.
En réponse à Place Gre’Net, Hassen Bouzeghoub a affirmé dans un premier temps ne pas se souvenir d’avoir témoigné sous serment à la barre du tribunal. S’agissant de son recrutement, l’ancien directeur du Plateau le justifie en expliquant que le jugement ne faisait acte d'aucune interdiction de travailler en présence des mineurs.
Jusque là, Laurence Ruffin n’a pas réagi à cette affaire sensible s’agissant de la violence faite aux femmes. Compte tenu de ses positions publiques exprimées à ce sujet et de la proximité de la journée internationale du droit des femmes ce dimanche 8 mars, on imagine qu’elle pourrait réagir.
A quelques jours du premier tour des élections municipales du 15 mars, la liste des colistiers indésirables mais demeurant sur le bulletin de vote pourrait encore s’allonger à Grenoble.