À compter de ce mardi 20 janvier, la détention, le transport et la consommation de ce gaz, quel que soit son conditionnement (cartouches, ballons ou bouteilles), sont interdits sur l’ensemble des voies et espaces publics du département.
La mesure, prise par la préfète Catherine Séguin, vise explicitement les usages non médicaux ou non professionnels du protoxyde d’azote, régulièrement détourné à des fins récréatives, notamment chez les jeunes.
L’arrêté interdit également l’abandon de cartouches ou de récipients sous pression dans l’espace public, un phénomène de plus en plus visible dans certaines communes de l’agglomération grenobloise. Avec parfois des accidents dramatiques à la clé.
Ce genre d'arrêté a été pris par de nombreux préfets dans la région ces dernières semaines.
Les autorités rappellent les risques sanitaires associés à ce gaz : asphyxie par manque d’oxygène, pertes de connaissance, brûlures liées au froid du gaz expulsé, chutes et désorientation. En cas de consommation répétée et à forte dose, des atteintes graves peuvent survenir, touchant la moelle épinière et provoquant des carences neurologiques ou des troubles psychiques.
La préfecture souligne par ailleurs que le fait d’inciter un mineur à un usage détourné du protoxyde d’azote est passible d’une amende pouvant atteindre 15 000 euros.
Cette décision s’inscrit dans une stratégie de prévention et de protection de la santé publique, alors que les signalements liés à ce type de consommation se multiplient en Isère.