Violences du 17 octobre à Grenoble : Clément Chappet réclame un fonds de solidarité et met en cause LFI

Violences du 17 octobre à Grenoble : Clément Chappet réclame un fonds de solidarité et met en cause LFI


Après les violences, pillages et dégradations survenus à Grenoble le 17 octobre, le conseiller municipal d’opposition Clément Chappet réclame la création immédiate d’un fonds de solidarité pour les commerçants touchés. Il critique également la politique de sécurité municipale et accuse LFI d’avoir contribué à installer un climat de tension.

Les réactions politiques se poursuivent après les graves incidents qui ont marqué la journée du 17 octobre à Grenoble.

Le conseiller municipal d’opposition Clément Chappet dénonce des "scènes de chaos d’une ampleur inédite" et évoque des magasins pillés, un immeuble incendié, des véhicules et poubelles en feu ou encore du mobilier urbain détruit.

"Rien, absolument rien, ne justifie ce déchaînement de violence", affirme-t-il.

Selon l’élu, les auteurs des dégradations "n’avaient aucune intention de manifester". "Des bandes cagoulées sont venues casser, piller et en découdre avec les forces de l’ordre", estime-t-il.

LFI mise en cause

Clément Chappet met ensuite directement en cause l’extrême gauche grenobloise et plus particulièrement La France insoumise.

« Ces violences prospèrent sur un terreau que l’extrême gauche grenobloise entretient depuis des mois », accuse-t-il. Il vise notamment Allan Brunon et LFI, auxquels il reproche de "souffler sur les braises" et d’entretenir "ce climat de violence par leurs paroles et par leurs actes".

Des critiques contre la politique de sécurité de la Ville

L’élu estime également que la municipalité grenobloise se prive d’outils qui permettraient, selon lui, d'améliorer la sécurité. Il cite le refus de développer davantage la vidéoprotection ainsi qu’une police municipale qu’il juge "désarmée et en sous-effectif".

"Le rôle d’un maire, c’est de condamner sans détour les exactions, les vols, les violences et la destruction des biens", poursuit Clément Chappet, qui interpelle directement Laurence Ruffin. Il estime également que la police municipale devrait être davantage mobilisée pour "protéger les personnes et les biens, publics comme privés".

Un fonds de solidarité réclamé pour les commerces

Au-delà de ses critiques politiques, Clément Chappet avance une proposition immédiate pour venir en aide aux professionnels touchés. "Je demande à Laurence Ruffin et à Guillaume Lissy de créer immédiatement un fonds de solidarité pour les commerçants victimes de pillages et de dégradations", réclame-t-il.

Le conseiller municipal avance également un chiffre sur la situation commerciale du centre-ville : selon lui, la vacance commerciale serait passée "de 6 % à 14 % en dix ans". Il craint que les indemnisations ne suffisent pas à absorber l'ensemble des pertes : "Les assurances ne couvriront ni toutes les pertes, ni les jours de fermeture. Sans un geste immédiat des collectivités, certaines boutiques ne rouvriront sans doute pas."

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