Placés en détention provisoire, sept des huit hommes interpellés le 6 juillet à Grenoble ont été mis en examen pour leur implication présumée dans un trafic de stupéfiants installé galerie de l'Arlequin, dans le quartier de la Villeneuve. Selon les informations du Dauphiné Libéré, confirmées par le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, cette affaire est le résultat d'une enquête ouverte en août 2025, après la découverte de drogue et de matériel de conditionnement dans un appartement de Saint-Égrève.
Âgés d'une vingtaine d'années, les sept mis en examen sont poursuivis pour trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs. Cinq d'entre eux sont également soupçonnés d'avoir séquestré et violemment agressé un vendeur du réseau après la disparition d'une partie de la recette du trafic.
L'enquête a établi que la victime aurait été séquestrée à deux reprises, violentée, privée d'eau, de nourriture et de sommeil, blessée à l'arme blanche et soumise à des actes d'humiliation ainsi qu'à des simulations de mutilation et de roulette russe.
Si ces faits étaient finalement retenus sous leur qualification criminelle à l'issue de l'information judiciaire, les cinq mis en cause pourraient être renvoyés devant une cour d'assises et encourir la réclusion criminelle à perpétuité.