Les autorités ont frappé fort dans l’agglomération grenobloise.
Entre lundi et jeudi, une opération qualifiée de "très grande envergure" a été menée simultanément dans plusieurs quartiers sensibles de Grenoble et d’Échirolles, mobilisant policiers, CRS et de nombreux services de l’État.
Selon la préfecture de l’Isère, l’opération a conduit à près d’une centaine d’interpellations, principalement liées aux trafics de stupéfiants.
Les interventions se sont concentrées sur sept secteurs identifiés comme des points de deal majeurs de l’agglomération. Cette mobilisation intervient dans un contexte particulièrement tendu à Grenoble, où plusieurs réseaux criminels se disputent le contrôle du trafic de stupéfiants depuis la fin de l’année 2025.
Les affrontements entre trafiquants ont déjà fait dix morts entre décembre et janvier, selon les autorités.
Huit suspects arrêtés dans un réseau majeur
Parmi les résultats annoncés figure l’interpellation de huit individus soupçonnés d’appartenir à une organisation de narcotrafic, certains étant également suspectés d’actes de barbarie.
Ces arrestations avaient été évoquées dès jeudi par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
Au-delà des interpellations, les services de l’État ont procédé à de nombreux contrôles administratifs dans des commerces, immeubles et appartements. Certains logements occupés par des trafiquants présumés ont notamment été inspectés.
Les autorités ont également retiré entre 30 et 50 m³ d’encombrants présents dans l’espace public ainsi que 32 véhicules abandonnés, parfois utilisés pour entraver l’action des forces de l’ordre à proximité des points de vente de drogue.
Cette opération s’inscrit dans la stratégie de reconquête engagée par l’État dans plusieurs quartiers sensibles de l’agglomération grenobloise gangrénés par le narcotrafic.
Les enquêtes se poursuivent désormais afin d’exploiter les éléments recueillis lors des perquisitions et des gardes à vue réalisées au cours de ces quatre jours d’intervention.