Nouvelle passe d’armes sur la politique du logement à Grenoble.
Dans un communiqué publié ce mardi, le groupe d’opposition Réconcilier Grenoble s’en prend au soutien affiché par la majorité municipale à l’encadrement des loyers. Une mesure que les élus considèrent comme contre-productive dans le contexte grenoblois actuel.
L’opposition affirme que Grenoble compte aujourd’hui 6 600 logements vacants, perd des habitants et enregistre une baisse des prix de l’immobilier plus marquée que dans d’autres métropoles comparables. Selon elle, l’encadrement des loyers répond à la problématique des marchés en surchauffe et non à celle d’une ville confrontée à un recul de son attractivité résidentielle.
"La ville se vide, des milliers de logements sans occupant, des valeurs qui chutent. La majorité applique le remède d'une ville en surchauffe à une ville en décrochage. C'est un contresens économique complet et un aveu : plutôt que d'affronter son bilan, elle préfère désigner un coupable, le propriétaire", critique-t-elle.
Une critique globale de la politique municipale
Le groupe présidé par Clément Chappet attribue cette situation à plusieurs mesures mises en œuvre ces dernières années : hausse de la taxe foncière, permis de louer, encadrement des loyers ou encore menaces de réquisition de logements vacants. Les élus estiment que ces dispositifs ont découragé certains propriétaires et investisseurs, contribuant à retirer des logements du marché.
Réconcilier Grenoble ne réclame pas la suppression pure et simple du dispositif mais dit vouloir proposer plusieurs aménagements afin de favoriser le retour sur le marché des logements vacants et de redonner de l’attractivité à la ville.
Pour l’opposition, Grenoble a aujourd’hui davantage besoin de mesures encourageant l’investissement et l’installation de nouveaux habitants que d’un renforcement des mécanismes de régulation du marché locatif.