Intelligence artificielle : Grenoble parmi les villes françaises les plus exposées aux mutations de l’emploi

Intelligence artificielle : Grenoble parmi les villes françaises les plus exposées aux mutations de l’emploi

Selon une étude d’Abilene Academy consacrée à l’impact potentiel de l’intelligence artificielle sur l’emploi, Grenoble figure parmi les villes françaises les plus vulnérables aux transformations induites par l’IA. La capitale des Alpes se classe cinquième du classement national.

L’intelligence artificielle pourrait bouleverser une partie du marché du travail grenoblois dans les années à venir.

Dans une étude analysant la structure économique des principales villes françaises, Abilene Academy⁠ place Grenoble à la cinquième place des villes les plus exposées à l’impact de l’IA sur l’emploi, avec un score de 63,54 sur 100.

Cette position peut surprendre pour une ville réputée pour son écosystème technologique, ses laboratoires de recherche et ses entreprises innovantes.

L’étude explique toutefois que Grenoble reste fortement exposée à travers ses activités administratives, commerciales et de services, où l’intelligence artificielle générative est susceptible d’automatiser certaines tâches ou de transformer profondément les métiers existants.

Une capacité d’adaptation supérieure

Si Grenoble figure dans le top 5 national, les auteurs soulignent également que son tissu économique constitue un atout majeur. Grâce à la présence d’acteurs de premier plan dans la recherche, le numérique et les nouvelles technologies, la métropole alpine disposerait de ressources importantes pour accompagner l’évolution des compétences et l’adaptation du marché du travail.

L’étude estime ainsi que Grenoble pourrait être mieux armée que d’autres territoires pour tirer parti des opportunités offertes par l’intelligence artificielle.

Le classement est dominé par Rouen (90,49/100), devant Caen (89,95/100) et Mulhouse (70,82/100).

Perpignan occupe la quatrième place, juste devant Grenoble.

Pour Alexis Hirschhorn, expert en gouvernance de l'IA, l’enjeu principal est désormais la vitesse à laquelle les territoires sauront accompagner ces changements.

"Il ne s’agit pas d’emplois condamnés, mais d’économies locales où la question n’est plus de savoir si l’IA transformera le travail, mais à quelle vitesse et avec quel encadrement", explique-t-il.

L’expert estime que les villes qui réussiront leur transition seront celles qui investiront dans la formation et la montée en compétences de leurs salariés afin d’anticiper les mutations à venir.

Tags :

IA

Grenoble

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