L’alerte remonte au début du mois d’avril. À Grenoble, le groupe d’opposition Réconcilier Grenoble signale l’installation d’un campement rue Leconte de Lisle, dont l’extension progressive inquiète des riverains.
Dans un courrier adressé le 7 avril à la maire Laurence Ruffin, l’élu Clément Chappet évoque une situation en évolution rapide : "une installation sauvage […] comprenant d’abord une caravane, et désormais des cabanons ainsi que divers matériaux entreposés".
Selon l’opposition, cette occupation s’étend "en l’absence d’intervention à ce stade", faisant craindre la formation d’un campement durable.
Les habitants du secteur, relayés par les élus, redoutent une situation déjà connue dans la ville : "le risque que cela ne dégénère en un nouveau campement […] conduisant à des situations humaines dramatiques".
Le groupe Réconcilier Grenoble appelle à une réaction rapide de la municipalité, estimant qu’une intervention permettrait d’éviter une aggravation de la situation, notamment en matière de sécurité et de salubrité.
À ce jour, le courrier adressé à la mairie et à la préfecture serait resté sans réponse, selon les élus.
Ce nouvel épisode relance le débat sur la gestion des campements dans l’agglomération grenobloise, un sujet régulièrement source de tensions entre majorité et opposition.