Ils étaient 3000 selon la police. Mais 7000 selon les organisateurs. Ce vendredi matin, sous le ciel de Grenoble, la manifestation du 1er mai a fait le plein dans la capitale des Alpes.
Le cortège s'est élancé après 10h de l'avenue Alsace-Lorraine pour finalement arriver au parc Paul Mistral.
Malgré la présence dissuasive de forces de l'ordre, des dégradations de commerces, notamment de banques, ont été à déplorer.
Au cœur des revendications, la question du pouvoir d’achat. Les organisations dénoncent une hausse continue du coût de la vie, notamment de l’énergie, sans compensation sur les salaires.
"Nos salaires n’ont toujours pas retrouvé leur niveau de 2020", soulignent-elles, appelant à une revalorisation générale des rémunérations et des aides sociales.
Elles insistent également sur la précarité des jeunes, évoquant un "bizutage social" marqué par les contrats courts, les bas salaires et le chômage, ainsi qu’une hausse de 30 % du coût de la vie étudiante.
Au-delà des enjeux sociaux, l’appel élargit le propos à la situation internationale. Les syndicats ont aussi manifesté "pour la paix", en référence aux conflits en cours au Moyen-Orient, en Ukraine ou au Soudan.