Ce qui avait commencé par l’introduction d’un simple paquet de pâtes s’est transformé en un véritable trafic organisé au sein du centre pénitentiaire de Grenoble-Varces.
Jugé devant le tribunal correctionnel de Grenoble, un ancien surveillant de prison de 37 ans a reconnu avoir fait entrer illégalement de nombreux produits pour le compte de détenus entre 2021 et 2022.
Au fil des mois, les marchandises introduites clandestinement se sont multipliées : près de dix kilos de cannabis, une quarantaine de téléphones portables, une console de jeux, des cigarettes, des produits d’hygiène, des tondeuses, des brosses à dents électriques ou encore des produits dopants.
Selon ses déclarations à l’audience relayées par le Dauphiné Libéré, ces opérations lui auraient rapporté environ 10 000 euros.
À la barre, l’ancien surveillant a expliqué avoir agi sous l’effet de difficultés financières et de pressions exercées par certains détenus. Une version contestée par plusieurs co-prévenus, qui ont estimé qu’il participait pleinement au fonctionnement du réseau.
Le tribunal grenoblois a condamné l’ancien surveillant à trois ans de prison, dont deux ans assortis du sursis.
Les deux principaux détenus impliqués ont été condamnés à 20 mois de prison, dont huit mois assortis d’un sursis probatoire.
Deux proches chargés de transmettre les marchandises ont également été condamnés.