Des soupçons d’agressions sexuelles visant des enfants accueillis dans un centre de loisirs de Seyssins ont récemment suscité une vive émotion au sein de la commune.
À la suite de deux signalements distincts, la gendarmerie a ouvert des enquêtes et procédé à de nombreuses auditions. Deux animateurs ont notamment été placés en garde à vue dans le cadre des investigations.
La première procédure a été déclenchée après les confidences d’un garçon de 5 ans à sa mère.
L’enfant avait évoqué un geste déplacé commis selon lui dans les toilettes du centre de loisirs. Une plainte avait alors été déposée et les enquêteurs avaient rapidement lancé leurs investigations.
Les deux animateurs mis en cause ont contesté les accusations.
Selon le parquet de Grenoble, les examens médico-légaux pratiqués sur l’enfant n’ont révélé aucune lésion ni aucun élément permettant de corroborer ses déclarations.
Au cours de l’enquête, le jeune garçon aurait modifié à plusieurs reprises son récit.
D’abord désigné comme auteur présumé, un animateur a ensuite été remplacé par un autre dans les déclarations de l’enfant. Lors de son audition spécialisée, il aurait également indiqué ne plus se souvenir précisément des faits avant de livrer plusieurs versions différentes.
Les investigations ont par ailleurs conduit à entendre d’autres enfants susceptibles d’avoir été témoins ou victimes de faits similaires. Aucun n’a confirmé les accusations.
Une seconde plainte quelques jours plus tard
Fin juin, une fillette de 5 ans fréquentant le même centre a, à son tour, tenu des propos laissant supposer une agression sexuelle.
Une nouvelle enquête avait été ouverte.
Mais comme le révèle le Dauphiné Libéré, à l’issue des investigations, le parquet de Grenoble a décidé de classer les deux procédures.
Pour la première affaire, la décision repose sur une infraction jugée insuffisamment caractérisée. Concernant la seconde, le classement a été motivé par l’absence d’éléments permettant d’établir qu’une infraction avait été commise.
Malgré ces décisions judiciaires, la situation n’est pas totalement close. Les deux animateurs concernés demeurent suspendus à titre conservatoire et une enquête administrative conduite par les services de la Jeunesse et des Sports se poursuit afin d’examiner les conditions d’encadrement au sein de la structure.