Le malaise grandit au sein de l’Institut de biologie et de pathologie (IBP) du CHU Grenoble Alpes.
Depuis 2019, des salariés alertent sur des odeurs chimiques persistantes au sein du bâtiment, accompagnées de maux de tête, troubles ORL, malaises et symptômes divers. Une situation qui a désormais pris un tournant judiciaire.
Ce jeudi 4 juin, l’avocat grenoblois Hervé Gerbi, qui accompagne notamment le syndicat Sud Santé, a annoncé que 31 plaintes avaient été déposées par des salariés et organisations syndicales.
Parmi elles figure une plainte contre X avec constitution de partie civile, notamment pour "administration de substances nuisibles".
Des analyses jugées insuffisantes
Selon l’avocat, candidat malheureux aux élections municipales grenobloises, plusieurs expertises ont déjà été menées ces dernières années à la demande de la direction du CHU, notamment par ATMO Auvergne-Rhône-Alpes, chargé de la surveillance de la qualité de l’air, ainsi que par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB).
Mais pour les plaignants, ces investigations restent insuffisantes.
"Nous souhaitons qu’il y ait maintenant des analyses poussées et que l’on puisse considérer à son juste niveau ce qui est sans doute un grave problème sanitaire collectif", affirme Me Gerbi, qui réclame des expertises indépendantes ordonnées par la justice.
Une évacuation du bâtiment évoquée
Alors que les causes exactes des potentielles émanations demeurent inconnues, la question d’une évacuation temporaire de l’IBP est désormais évoquée.
Un scénario complexe, puisque l’institut assure des milliers d’analyses médicales chaque année, essentielles au fonctionnement du CHU grenoblois.
Mais pour Hervé Gerbi, la santé des agents doit primer. Reste à connaître la position du CHU.