Alain Carignon rend hommage à Édouard Balladur, qu’il présente comme "le dernier homme d’État de la Ve République héritier de la culture du Général De Gaulle et de Georges Pompidou".
L’ancien maire de Grenoble et ancien ministre décrit un responsable politique pour lequel "la France était la seule priorité et l’autorité de l’État le seul moyen de la servir".
Il évoque également une personnalité réservée, "corrigée par beaucoup d’humour", mais dotée selon lui d’« une très grande sensibilité aux êtres et aux faits ».
Carignon rappelle la bataille de l’exception culturelle
Alain Carignon revient surtout sur un épisode qu’il dit avoir vécu directement aux côtés d’Édouard Balladur : la défense de l’exception culturelle face aux États-Unis.
"Lors de la bataille pour l’exception culturelle dont il m’avait chargé, j’ai mesuré sa solidité, sa force et sa constance face aux USA", écrit-il.
Et d’ajouter : "Si aujourd’hui le cinéma, le livre, la création audiovisuelle ne sont pas une marchandise comme les autres soumises aux règles de concurrence du GATT, ils le doivent à Édouard Balladur qui n’a pas cédé."
"Son combat doit continuer à nous inspirer"
Pour Alain Carignon, l’ancien Premier ministre incarnait "cette culture gaulliste de la France et de l’État", faite selon lui de distance et de mystère dans l’exercice du pouvoir.
Il voit en Édouard Balladur "l’un des derniers représentants de cet État/Nation, ce modèle français sans lequel la France ne peut plus être elle-même".
L’ancien maire de Grenoble conclut son hommage en estimant qu’il "aura porté jusqu’au bout cette haute idée de l’intérêt national" et que "son combat doit continuer à nous inspirer".