Une nouvelle réaction intervient après les incidents qui ont perturbé la prestation de Barbara Butch à Grenoble.
Dans un courrier daté du 20 juillet, Nathalie Béranger, présidente d’Alpexpo, dit avoir assisté au spectacle interrompu lors du Cabaret Frappé et se dit "profondément bouleversée" par ce qu’elle a vu. Elle salue le "courage remarquable" de l’artiste "face à la haine aveugle de quelques individus" et estime que ces événements portent atteinte à "la liberté d’expression, la liberté de création et le respect de chacun".
Dans sa lettre, Nathalie Béranger condamne "avec la plus grande fermeté les actes et les pressions qui ont empêché" la représentation.
"Cette haine n’est pas le visage de Grenoble. Elle n’est que celui d’une infime minorité", écrit-elle, ajoutant avoir "eu honte de ce que cette soirée a pu donner à voir de notre ville, si riche de sa diversité, de sa créativité et de son ouverture".
Une invitation au Summum ou à l’Auditorium
La présidente d’Alpexpo propose à Barbara Butch de revenir se produire à Grenoble, cette fois dans l’une des salles gérées par l’établissement. "Je serais honorée de vous accueillir au Summum ou à l’Auditorium, nos salles de spectacles, afin que votre concert puisse être reprogrammé dans les meilleures conditions", écrit-elle.
Tout en reconnaissant qu’elles ne partagent "peut-être pas toutes les mêmes convictions", Nathalie Béranger, élue LR à Grenoble, affirme que "la culture doit demeurer un espace de dialogue, de liberté et de rassemblement". Elle conclut en invitant l’artiste à revenir à Grenoble "afin que notre ville puisse vous offrir une autre image d’elle-même : celle d’une ville qui refuse l’intimidation et qui demeure profondément attachée à la liberté artistique".