La Ville de Grenoble renforce son action judiciaire après les violences survenues samedi dernier lors du concert de Barbara Butch au Cabaret Frappé.
En conférence de presse ce vendredi, la maire Laurence Ruffin, accompagnée de son avocat Arié Alimi en visioconférence, a annoncé le dépôt d’une nouvelle plainte directement auprès du procureur de la République de Grenoble. Elle vient compléter celle déjà déposée quelques jours après les faits au commissariat.
Selon la municipalité écologiste, les nouveaux éléments recueillis depuis le concert, notamment des vidéos et des témoignages, ont conduit à élargir les poursuites.
La plainte vise notamment des faits de violences volontaires sur un élu, violences volontaires sur Barbara Butch, dégradations de biens et mise en danger de la vie d’autrui.
La Ville estime également que les violences visant la DJ étaient accompagnées de gestes injurieux à caractère sexiste.
L’avocat Arié Alimi explique que la qualification de mise en danger de la vie d’autrui repose notamment sur le fait que des câbles auraient été sectionnés, ce qui aurait pu provoquer des électrocutions pour les artistes comme pour le public.
Il affirme également que les témoignages et les images recueillis depuis samedi permettent d’établir que des projectiles ont été lancés en direction de Barbara Butch, de l’adjoint à la culture et de la scène.
"Une ligne rouge a été franchie"
Pour Laurence Ruffin, les faits dépassent désormais le seul cadre de la soirée.
"Depuis samedi, il y a eu des témoignages, des vidéos, qui montrent que les faits sont graves", a déclaré la maire, estimant que les événements ont créé "un trouble à l’ordre public manifeste".
Elle considère qu’"une ligne rouge a été franchie", évoquant une artiste "prise pour cible", des élus et des agents municipaux "intimidés, agressés, menacés", ainsi qu’un public venu assister à un événement festif qui s’est retrouvé confronté à des violences.