Le ton monte autour d’un événement prévu le 23 mai prochain à Grenoble.
Dans un communiqué publié ce samedi, les représentants locaux du Rassemblement National et de l’UDR regrettent que la municipalité grenobloise mette à disposition une salle municipale située au 102 rue d’Alembert pour une soirée antifasciste organisée par le collectif AFA Grenoble.
Pour rappel, cette soirée sera organisée en soutien à des militants antifascistes poursuivis ou incarcérés via une collecte de dons prévue sur place. Les individus mis en examen pour le lynchage de Quentin Deranque à Lyon sont concernés.
Les signataires du communiqué, parmi lesquels les conseillers métropolitains Enzo Billon et Alexandre Lacroix, ainsi que l'ancien candidat aux municipales grenobloises Valentin Gabriac, accusent la municipalité menée par Laurence Ruffin de faire preuve de "complaisance avec l’ultra-gauche radicale".
Ils estiment que la mise à disposition d’un équipement municipal reviendrait à offrir une "tribune politique" à des militants liés à des violences politiques.
RN et UDR demandent le retrait immédiat de l’autorisation accordée à cette manifestation. À défaut, les élus indiquent envisager de saisir le préfet de l’Isère ainsi que le procureur de la République afin d’examiner les conséquences juridiques de cet événement.