Des actions sont prévues à Voreppe dans la matinée, puis à Grenoble dans l’après-midi. Le syndicat affirme vouloir maintenir la pression, estimant que "rien n’a changé" sur plusieurs dossiers jugés prioritaires.
Dès 9h30, les agriculteurs prévoient la mise en place d’un barrage filtrant au rond-point situé entre l’avenue du 8 Juin 1940, la route de Lyon et la route de Voiron à Voreppe. Des tracteurs seront mobilisés afin de mener des opérations de tractage et d’échanger avec la population sur les revendications portées par le mouvement. Un cortège doit ensuite rejoindre Grenoble dans le courant de l’après-midi.
Au cœur de la mobilisation figure la contestation de la politique sanitaire liée à la dermatose nodulaire. La Confédération paysanne demande la fin de l’abattage systématique des troupeaux dès la détection d’un animal positif, plaidant pour un abattage ciblé, un temps de soin et d’observation, ainsi qu’une actualisation des données scientifiques.
Le syndicat réclame également un accès généralisé à la vaccination contre la maladie sur l’ensemble du territoire, dénonçant une situation actuelle où seuls certains secteurs peuvent y recourir. Plus largement, il appelle à un changement radical de la politique sanitaire de l’État, qui, selon lui, doit prioriser "la santé des animaux et le bien-être des éleveurs" plutôt que les impératifs du commerce international.
La Confédération paysanne de l’Isère lie enfin ces revendications sanitaires à la question du revenu agricole. Elle appelle à un "véritable droit au revenu" pour les paysans et leurs salariés, dénonçant le libre-échange et citant notamment les accords internationaux, dont le MERCOSUR, comme des freins à la relocalisation de l’agriculture.