La suspension du fonds chaleur ne passe pas du côté de Grenoble Alpes Métropole. Dans un communiqué publié mercredi 4 novembre, la collectivité a fait part de son mécontentement après l'annonce du gouvernement concernant ce dispositif de soutien à la transition énergétique.
Géré par l'Agence de la transition écologique (Ademe), le fonds chaleur accompagne financièrement les collectivités, les entreprises et les industriels dans la création et le développement de réseaux de chaleur alimentés par des énergies renouvelables. Ces installations permettent notamment de réduire les émissions liées au chauffage collectif.
La décision gouvernementale prévoit de poursuivre l'instruction des dossiers déjà déposés, mais les nouvelles demandes de financement ne seront, pour leur part, plus examinées. Une perspective qui inquiète la Métropole, dont plusieurs politiques locales reposent sur le développement de ces équipements.
Un budget déjà revu à la baisse en 2026
Dans les colonnes du Dauphiné Libéré, qui rapporte la réaction de la collectivité, Gilles Moreau, vice-président de Grenoble Alpes Métropole chargé de l'énergie, de l'air et du climat, dénonce une décision qui fragilise les ambitions locales en matière de transition énergétique.
Il considère le fonds chaleur comme un outil essentiel à la décarbonation et estime que sa suspension constitue un frein important pour les politiques publiques engagées sur le territoire.
Cette annonce intervient alors que les moyens consacrés au dispositif ont déjà diminué. Selon les éléments rapportés par Le Dauphiné Libéré, son enveloppe globale est passée de 800 millions à 500 millions d'euros au cours de l'année 2026.
Pour Grenoble Alpes Métropole, cette nouvelle restriction pourrait donc compliquer davantage le financement des projets de chauffage renouvelable portés sur le territoire.