La venue annoncée de Raphaël Arnault à Grenoble fait réagir le Rassemblement national.
Dans un communiqué publié lundi, plusieurs représentants locaux du RN demandent à la municipalité grenobloise d’annuler la mise à disposition de la salle Monique-Eleb, où le député LFI doit participer à une conférence pour présenter son livre Antifasciste ce samedi 7 novembre.
Les signataires, dont le délégué départemental du RN Valentin Gabriac, dénoncent une décision qu’ils qualifient de "provocation" dans le contexte politique et sécuritaire actuel à Grenoble.
Le passé judiciaire de Raphaël Arnault mis en avant
Pour justifier leur demande, les responsables du RN mettent notamment en avant le parcours de Raphaël Arnault.
Ils rappellent qu’il a cofondé la Jeune Garde, organisation dissoute par le gouvernement en juin 2025, et évoquent une condamnation définitive à quatre mois de prison avec sursis pour violences volontaires en réunion.
Le communiqué fait également référence au contexte récent à Grenoble, notamment à l’attaque d’un autocar transportant, selon le RN, des familles et sympathisants du parti huit jours après les émeutes.
Laurence Ruffin directement interpellée
Le RN demande donc à Laurence Ruffin, maire de Grenoble, de "retirer immédiatement la mise à disposition de la salle Monique-Eleb" et de faire annuler la conférence dans cet équipement municipal.
Les signataires considèrent que les précédentes annulations de conférences du député dans d’autres villes pour des motifs liés à la sécurité doivent conduire la municipalité à réexaminer la tenue de l’événement.
Dans un registre très offensif, ils accusent également la majorité municipale de "complaisance politique" envers l’extrême gauche et réclament davantage de moyens consacrés à la sécurité, notamment à la police municipale et à la vidéoprotection.
Le Rassemblement national ne s’adresse pas seulement à la mairie.
Un courrier a également été transmis à la préfète de l’Isère, à qui les responsables locaux demandent "d’examiner en urgence les risques de troubles à l’ordre public" et, si les conditions légales sont réunies, de prononcer l’interdiction de la conférence.