Les conditions d’accueil dans les établissements scolaires reviennent au cœur des préoccupations. Alors que la vétusté de certains bâtiments fait partie des revendications exprimées lors des mobilisations lycéennes, le ministère de l’Éducation nationale a établi une liste de 200 établissements publics considérés comme prioritaires pour des opérations de rénovation.
Pour établir cette sélection, le gouvernement s’est appuyé sur plus de 100 000 contributions déposées par des lycéens sur la plateforme de consultation Agora. Les témoignages font notamment remonter des problèmes liés à l’état des locaux, au chauffage, à la climatisation ou encore aux équipements sanitaires.
Selon les informations publiées par Le Dauphiné Libéré le 5 novembre 2026, plusieurs établissements de l’Isère, de la Drôme et du Vaucluse figurent parmi les cent premiers recensés.
Grenoble particulièrement concernée
C'est en Isère que se trouve l'établissement ayant recueilli le plus de signalements parmi ceux de ces trois départements. Le lycée André-Argouges, à Grenoble, totalise 174 remontées et occupe la septième place du classement national.
Un autre établissement grenoblois apparaît également dans cette sélection : le lycée général Champollion, classé à la 90e position avec 63 signalements.
L'Isère compte aussi le lycée général et technologique L'Oiselet, à Bourgoin-Jallieu. Il arrive en 72e position avec 71 signalements.
Deux établissements dans la Drôme, un dans le Vaucluse
La liste concerne également deux lycées drômois. À Romans-sur-Isère, le lycée polyvalent du Dauphiné a fait l'objet de 72 signalements, ce qui le place au 68e rang.
À Pierrelatte, le lycée polyvalent Gustave-Jaume arrive en 89e position, avec 63 contributions.
Dans le Vaucluse, le lycée polyvalent Philippe-de-Girard, à Avignon, occupe la 44e place avec 86 signalements.
Au total, six établissements de ces trois départements apparaissent donc dans les cent premières positions de la liste présentée par le quotidien régional.
Des travaux à définir avec les régions
Cette identification constitue une première étape avant d'éventuelles interventions. Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a indiqué que les contributions seraient transmises aux conseils régionaux et présentées établissement par établissement dans les conseils d'administration concernés. Des plans d'action devront ensuite être définis.
Les interventions envisagées pourront notamment porter sur des problèmes de toiture, des fenêtres défectueuses ou des installations de chauffage et de climatisation en mauvais état.
La sélection ne signifie toutefois pas que les calendriers et la nature des travaux sont déjà arrêtés pour chacun des établissements. Les prochaines étapes doivent permettre de préciser les opérations à engager.