Faire circuler les transports samedi 24 octobre reste en suspens dans l’agglomération grenobloise. Après les violences du 17 octobre, les syndicats MTag réclament l’arrêt complet du réseau.
Selon Le Dauphiné libéré, les élus de la Commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) et du CSE ont transmis lundi 19 octobre une alerte pour danger grave et imminent à leur direction.
Affrontements, incendies, vandalisme : la précédente mobilisation a lourdement endommagé les infrastructures, laissant notamment des tramways bloqués. Fernando Martins, secrétaire et délégué de Force ouvrière, organisation majoritaire à MTag, rappelle qu’une suspension avait déjà été réclamée avant cette journée. Il dénonce une gestion “calamiteuse” et décrit des salariés choqués, qui ont craint pour leur sécurité. Aucun agent n’a été blessé.
Sollicité par Le Dauphiné libéré, le Smmag partage ces inquiétudes et souligne l’ampleur des dégâts. Il rappelle qu’une rame coûte cinq millions d’euros, financés par l’argent public. Pour samedi, il prévoit de se coordonner avec la préfecture et les forces de l’ordre afin d’adapter le service au niveau d’alerte et aux consignes. La sécurité des personnels, des voyageurs et du matériel guidera les choix, assure-t-il.
La direction doit décider d’ici jeudi du maintien du réseau samedi. Les syndicats, reçus lundi pour alerter sur la sécurité des salariés, envisagent une démarche collective pour permettre aux agents d’exercer leur droit de retrait.