Une nouvelle polémique politique éclate à Grenoble après les violences du samedi 17 octobre.
Une réunion publique annoncée pour ce mercredi à 18 heures, à la Maison des associations de Berthe-de-Boissieux, provoque la colère de la fédération iséroise du Rassemblement national.
L'événement, relayé notamment par l'association Young Struggle, est présenté sous le titre "S'organiser pour la révolution", accompagné de deux interrogations : "Comment lutter malgré la répression" et "Pourquoi et comment faire la révolution ?".
Mais c'est aussi son affiche qui suscite la controverse. Le visuel représente un feu dans une rue, à proximité de silhouettes de policiers en intervention, rappelant les images des affrontements survenus quelques jours plus tôt dans le centre-ville grenoblois.
Le RN saisit la préfète et annonce un signalement au procureur
Dans un communiqué, Valentin Gabriac, délégué départemental du RN, accompagné des élus Enzo Billon et Alexandre Lacroix, interpelle directement la maire de Grenoble, Laurence Ruffin.
"Quatre jours après les violences qui ont ravagé le centre-ville de Grenoble, le collectif Young Struggle annonce une réunion publique intitulée "S'organiser pour la révolution"", dénoncent-ils.
Les représentants du RN estiment que le contenu de l'affiche et le choix d'un équipement municipal justifient une réaction de la Ville.
Valentin Gabriac indique également avoir saisi la préfète de l'Isère et annonce son intention d'adresser un signalement au procureur de la République au titre de l'article 40 du code de procédure pénale.
La mairie pourrait finalement annuler la réservation
Contactée par Le Dauphiné Libéré, la municipalité grenobloise confirme avoir accepté la mise à disposition de la salle.
Mais elle affirme que la demande initiale concernait une assemblée de coordination entre étudiants, lycéens et représentants du monde du travail, destinée à discuter de la poursuite de la mobilisation sociale.
Surtout, la Ville assure ne pas avoir eu connaissance de l'affiche controversée au moment d'accepter la réservation.
Elle précise également que l'association ayant réservé les locaux n'est pas celle qui apparaît sur le visuel diffusé sur les réseaux sociaux.
La mairie annonce donc qu'elle va reprendre contact avec l'association à l'origine de la réservation et se réserve le droit de ne pas maintenir la mise à disposition de la salle.