17 octobre à Grenoble : 30 commerces pillés malgré 550 forces de l'ordre mobilisées, la préfète défend son dispositif

17 octobre à Grenoble : 30 commerces pillés malgré 550 forces de l'ordre mobilisées, la préfète défend son dispositif

Au lendemain des violentes émeutes qui ont frappé Grenoble, la préfète de l'Isère Catherine Séguin répond aux critiques sur la gestion du maintien de l'ordre. Malgré le pillage d'une trentaine de commerces et de nombreuses dégradations, la représentante de l'État assure que le dispositif de sécurité déployé samedi 17 octobre était suffisant.

Pourquoi les forces de l'ordre n'ont-elles pas réussi à empêcher les pillages et les destructions dans le centre-ville de Grenoble ? La question est au cœur des critiques formulées par plusieurs habitants et commerçants après les violences survenues samedi, en marge de la mobilisation nationale du 17 octobre.

Face à ces interrogations, la préfète de l'Isère Catherine Séguin défend les moyens déployés.

"Le dispositif était adapté. Nous disposions de deux unités de forces mobiles sans compter les gendarmes qui sont venus en renfort, soit près de 550 effectifs. Pour une commune de 150 000 habitants, c'est très très conséquent", affirme-t-elle.

Selon la préfecture, près de 13 000 personnes ont participé aux quatre manifestations déclarées dans la ville.
Le dispositif avait initialement été conçu pour encadrer ces rassemblements, dont le déroulement était présumé pacifique.

Mais les premiers incidents ont éclaté avant même le départ des cortèges.

La préfète explique que les forces de l'ordre ont rapidement identifié plusieurs centaines d'individus cagoulés, habillés en noir et, pour certains, armés.

"Dès la première manifestation, nous avons constaté la présence très nombreuse de personnes cagoulées, tous de noir vêtus, armées pour un grand nombre d'entre elles et clairement qui voulaient en découdre", indique Catherine Séguin.

Selon ses chiffres, environ 300 de ces individus avaient été repérés au sein d'un premier rassemblement de 600 personnes.

La représentante de l'État assure que les policiers et gendarmes ont alors tenté d'isoler les groupes violents pour permettre aux autres manifestants de défiler.

Une stratégie qui n'a toutefois pas empêché le pillage d'une trentaine de magasins, les dégradations de mobilier urbain et les affrontements avec les forces de l'ordre.

Jets de pierres, tirs de mortiers et charges contre les policiers ont notamment été signalés.

Catherine Séguin attribue ces violences à des groupes de casseurs et de pilleurs, parmi lesquels elle affirme avoir identifié des individus issus de l'ultragauche.

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