La campagne des municipales grenobloises a représenté un investissement conséquent pour les candidats. D’après les chiffres publiés par la CNCCFP, les dépenses des neuf listes atteignent 786 619 euros. Un total toutefois inférieur à celui de 2020, année où sept listes avaient engagé 911 378 euros.
Sur l’ensemble de ces dépenses, 448 396 euros correspondent au montant des remboursements de l’État. Ce financement public permet de couvrir une partie des frais électoraux des listes qui remplissent les conditions prévues par la réglementation.
Ruffin et Carignon ont dépensé près de 210 000 euros chacun
Les deux candidats présents au second tour affichent des budgets presque équivalents. Selon les données de la CNCCFP, la liste d’Alain Carignon a engagé 209 903 euros, contre 209 656 euros pour celle de Laurence Ruffin.
Ces dépenses restent inférieures au plafond légal de 232 295 euros applicable aux listes qualifiées pour le second tour. Pour les candidats présents uniquement au premier tour, le plafond était fixé à 169 109 euros.
Les frais de campagne comprennent notamment la communication, l’impression des documents électoraux et l’organisation des réunions publiques, ainsi que les autres dépenses nécessaires à la mobilisation des électeurs.
Hervé Gerbi dépense le plus par suffrage obtenu
Le rapport entre les dépenses et le nombre de voix recueillies révèle des écarts importants. Selon les chiffres relayés par TG+, Hervé Gerbi arrive en tête avec environ 23 euros dépensés par suffrage. Guy-Philippe Gentil atteint pour sa part près de 21 euros par voix.
À l’autre extrémité du classement, Geneviève Krzyzak a engagé seulement 169 euros pour obtenir 89 suffrages, soit environ 2 euros par voix. Alain Carignon affiche un coût de 9 euros par suffrage, tandis que Laurence Ruffin se situe autour de 7 euros.
Ces montants permettent de comparer les dépenses engagées par les listes au regard de leur résultat électoral, sans toutefois mesurer à eux seuls l’efficacité d’une campagne.
Près de 450 000 euros de remboursements publics
Le remboursement des frais électoraux est soumis à plusieurs conditions. Comme le rappelle le bilan de la CNCCFP, les listes doivent notamment atteindre le seuil de 5 % des suffrages exprimés au premier tour pour prétendre au remboursement forfaitaire de leurs dépenses, sous réserve du respect des autres règles applicables.
Plusieurs candidats n’ont ainsi reçu aucun remboursement, notamment Simon, dont les dépenses validées s’élèvent à 24 600 euros, et Anglade, avec 3 490 euros.
Avec un montant global de près de 800 000 euros, les municipales de 2026 témoignent de l’importance des moyens financiers mobilisés pour conquérir la mairie de Grenoble. La part prise en charge par l’État représente plus de la moitié des dépenses déclarées par les neuf listes.