Perchée au-dessus de Grenoble, la Cité du Rabot cherche une nouvelle vie. Trois projets restent en lice pour reconvertir ses huit hectares et 17 000 m² de bâtiments. L’État, propriétaire du site, n’en a dévoilé ni les auteurs ni le contenu.
Le 15 septembre, la préfète de l’Isère a réuni l’État, le Département, Grenoble Alpes Métropole et la Ville pour faire avancer le dossier. Les échanges se poursuivront dans les prochaines semaines, avec une nouvelle étape prévue avant la fin de l’année pour choisir un projet et définir les conditions de sa réalisation.
Une première décision se dessine pourtant : la restauration des murs d’enceinte. Porté par la Ville, ce chantier pourrait former des personnes en insertion et ouvrir progressivement le Rabot au public.
Accroché à la Bastille, le Rabot offre une vue et une histoire hors norme. Sa tour date de la fin du Moyen Âge. Au XIXe siècle, il devient une place forte dont les fortifications et les casernes sont aménagées sur une trentaine d’années;
Après l’armée, le Rabot devient une résidence étudiante dans les années 1950. Vieillissante et difficile à rénover, elle ferme en 2025.
Classé et difficile d’accès, le Rabot pourrait mettre plus de dix ans à se transformer. On ignore encore quelle place les projets réserveront aux logements, à la culture, au tourisme ou à l’ouverture au public.