Grenoble : trois projets encore en lice pour donner un nouvel avenir à la Cité du Rabot

Grenoble : trois projets encore en lice pour donner un nouvel avenir à la Cité du Rabot
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L’État, la Ville de Grenoble, la Métropole et le Département de l’Isère avancent sur la reconversion de la Cité du Rabot, ancienne résidence universitaire perchée sur les hauteurs de la Bastille. Trois groupements restent en lice et un choix doit intervenir d’ici la fin de l’année.

Quel avenir pour la Cité du Rabot, désormais libérée par le Crous ? Une nouvelle étape vient d’être franchie dans ce dossier emblématique des hauteurs de Grenoble.

La préfète de l’Isère a réuni le 15 septembre le président du Département, le président de Grenoble Alpes Métropole et la maire de Grenoble afin d’avancer sur un plan d’actions commun pour la réhabilitation et la valorisation du site.

Ancien site militaire devenu résidence universitaire au début des années 1950, le Rabot appartient aujourd’hui à l’État. Le départ du Crous était annoncé depuis plusieurs années et la résidence a cessé d’occuper les lieux en 2025.

Trois groupements retenus

Un appel à manifestation d’intérêt avait été lancé en juillet 2025 afin de rechercher de nouveaux usages pour le site.

Après une première phase de consultation, trois groupements ont été retenus. Ils participent désormais à une seconde phase de dialogue.

Les échanges doivent se poursuivre dans les prochaines semaines avant une nouvelle étape annoncée d’ici la fin de l’année. L’objectif sera alors de retenir un projet de requalification et de préciser ses modalités de réalisation.

La Ville rappelle de son côté que la Cité du Rabot s’inscrit dans une réflexion plus large engagée depuis 2020 autour du renouvellement de la Bastille et de ce site, qui représente environ huit hectares et plus de 17 000 m² de surface bâtie.

Un patrimoine visible depuis les bulles

Perchée sur les hauteurs de la Bastille, la Cité du Rabot constitue un ensemble patrimonial particulièrement visible depuis le téléphérique grenoblois.

Celui-ci accueille environ 350 000 passagers par an, selon les chiffres de la Ville de Grenoble.

Le site mêle plusieurs strates historiques, avec des éléments datant de la maison forte du XVIe siècle, des ouvrages militaires du XIXe siècle et les bâtiments de l’ancienne résidence universitaire. Certains ouvrages sont inscrits au titre des Monuments historiques.

Des premiers travaux envisagés sur les murs du fort

Les partenaires annoncent également plusieurs avancées concrètes avant même la transformation complète du site.

La gestion de la zone boisée fait déjà l’objet d’opérations d’entretien écologique et de végétalisation conduites par la Ville depuis 2025. Une convention a également été conclue en 2026 entre l’État, la Métropole et le Département concernant les réseaux d’eau potable et d’assainissement.

La réunion du 15 septembre a par ailleurs permis d’avancer sur un projet de restauration des murs d’enceinte du fort militaire, associé à une démarche de formation et d’insertion professionnelle. Porté par la Ville de Grenoble, ce chantier doit permettre d’engager les travaux considérés comme les plus urgents sur ce patrimoine historique.

Le devenir définitif de la Cité du Rabot devrait donc commencer à se préciser dans les prochains mois, après plusieurs années d’études et de réflexion sur la reconversion de ce vaste site dominant Grenoble.

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