La justice s’est saisie de la séquence devenue virale en quelques heures.
Samedi 15 août, la propriétaire d’une buvette située près de la piste de luge d’été des Deux-Alpes a été auditionnée librement par les gendarmes de La Mure.
Face aux enquêteurs, elle a reconnu les propos enregistrés la veille et a donné ses explications sur le contexte dans lequel ils avaient été tenus, selon le parquet de Grenoble. Aucune décision judiciaire n’a encore été prise : plusieurs témoins doivent auparavant être entendus.
L’enquête, confiée à la brigade de gendarmerie des Deux-Alpes, porte sur des faits de provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l’origine ou de la religion.
"Vous êtes trop nombreux"
À l’origine de la procédure, une vidéo de 22 secondes diffusée vendredi sur les réseaux sociaux. Un échange entre la commerçante et un homme y est filmé.
"Vous êtes trop nombreux !", lance-t-elle. Lorsque son interlocuteur lui demande qui elle vise, elle répond : "La communauté juive, vous êtes trop nombreux !"
L’homme poursuit : "Et alors ?" La commerçante rétorque : "Et alors ? C’est qu’à un moment donné, ça excède les gens".
« La communauté juive, vous êtes trop nombreux. (…) À un moment donné, ça excède les gens. »
— Shannon Seban (@ShannonSeban) August 14, 2026
Voilà l’accueil réservé à des Juifs dans une buvette de la station des Deux Alpes : un antisémitisme décomplexé, assumé, presque revendiqué comme un étendard.
Les Juifs représentent…
La séquence a rapidement suscité de nombreuses réactions et a notamment été portée à l’attention de plusieurs responsables politiques et associations.
La ministre chargée de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a indiqué samedi avoir demandé à la préfète de l’Isère de saisir immédiatement le procureur de la République sur le fondement de l’article 40. Elle a également condamné des propos qu’elle qualifie d’antisémites.
La commerçante a quitté les locaux de la gendarmerie à l’issue de son audition. L’enquête se poursuit avec l’audition des autres personnes susceptibles d’éclairer les circonstances de l’échange.
Bizarre aucun commentaire dans les journaux locaux de Savoie.Voir dans Le Figaro
Signaler RépondreA pognon quand tu nous tient !