Une trace ADN relevée sur les lieux d’un incendie et des images de vidéosurveillance ont permis aux gendarmes de Seyssinet-Pariset de remonter jusqu’à un suspect. Interpellé jeudi à son domicile grenoblois, cet homme sans profession a reconnu “quelques faits sans donner de justification à ces actes”, selon le parquet de Grenoble, cité par Le Dauphiné libéré.
Depuis la mi-août, près de 30 voitures garées sur la voie publique ont été détruites ou lourdement endommagées à Seyssins et Seyssinet-Pariset.
Les premiers feux ont touché les abords du Prisme, où de la végétation a aussi brûlé, entre le 14 et le 16 août. D’autres ont suivi rue Joseph-Moutin le 25 août, rue Roger-Barbe les 26 et 27 août, puis rue de la Poste et avenue Louis-Armand dans la nuit du 21 au 22 septembre.
Présenté au parquet vendredi après une garde à vue prolongée, le suspect comparaîtra le 23 novembre devant le tribunal correctionnel de Grenoble pour “destruction par incendie de véhicules”. Une expertise psychiatrique a été ordonnée. Déjà condamné pour des faits similaires il y a vingt ans, il avait aussi écopé en 2009 de douze ans de réclusion criminelle pour viol.
L’enquête se poursuit pour déterminer si l’homme est lié à d’autres incendies dans l’agglomération, notamment celui d’une douzaine de véhicules près de la gare de Gières, le 19 septembre.