À Saint-Martin-d’Hères, quatre jeunes ont été interpellés avec des mortiers d’artifice dans leur sac devant le lycée Pablo-Neruda, rapporte Le Dauphiné libéré. Vers 7h 20, une trentaine de bloqueurs étaient présents et des poubelles avaient été renversées. Visés par des tirs de mortiers, les policiers ont riposté avec des grenades lacrymogènes. Des projectiles ont également atteint la façade du lycée et deux abris de bus ont été dégradés.
De nouvelles tensions ont éclaté vers 9h. Les forces de l’ordre ont utilisé du gaz lacrymogène pour repousser, rue Henri-Wallon en direction de l’avenue Potié, des dizaines de jeunes qui tentaient de rejoindre l’établissement, certains le visage dissimulé par un masque chirurgical.
À L’Isle-d’Abeau, plusieurs centaines de lycéens se sont réunis devant le lycée Delorme pour dénoncer le manque de moyens dans l’enseignement et leurs conditions de vie. Des slogans réclamant la démission d’Emmanuel Macron ont été scandés. Les gendarmes ont dispersé quelques individus qui lançaient des cailloux. Des poubelles ont brûlé, avant un retour au calme encore fragile.
À Grenoble, environ 250 jeunes étaient rassemblés devant le lycée Mounier, dans le calme ce matin, avec les forces de l’ordre en retrait dans une rue voisine. Plusieurs participants ont expliqué viser l’organisation de l’Éducation nationale, plutôt que leurs enseignants.
Aux Eaux-Claires, toujours à Grenoble, l’entrée principale est désormais condamnée par le blocage : plus aucun élève ne peut rejoindre les cours, tandis que plusieurs dizaines de jeunes restent rassemblés devant le lycée.
D’autres établissements grenoblois ont été concernés dès le début de matinée : à Vaucanson, la police a rapidement dispersé une trentaine d’élèves qui bloquaient l’entrée vers 6h 30. Aux Eaux-Claires, des jeunes commençaient à installer des conteneurs devant la grille vers 8h 10. Au lendemain d’une première journée de mobilisation, le mouvement se prolonge donc, entre rassemblements calmes et nouveaux affrontements.