Dans la nuit de mercredi à jeudi, une magistrate domiciliée à Saint-Martin-le-Vinoux et sa mère ont été enlevées à leur domicile, déclenchant une enquête judiciaire d’envergure menée d'abord depuis Grenoble puis très rapidement à Lyon.
Selon les premiers éléments, les deux femmes auraient été contraintes de monter dans un véhicule avant d’être séquestrées dans un box de garage situé à Bourg-lès-Valence, dans la Drôme. Dans les heures qui ont suivi, une demande de rançon en cryptomonnaies aurait été adressée au mari de la magistrate, entrepreneur associé à une start-up lyonnaise spécialisée dans ce domaine.
Malgré les menaces et les violences évoquées par les victimes, celles-ci sont parvenues à se libérer vendredi. En frappant contre la porte du garage où elles étaient retenues, elles ont réussi à alerter un voisin, mettant fin à leur séquestration. Les deux femmes ont ensuite été hospitalisées pour des examens médicaux.
Dès leur découverte, les enquêteurs ont intensifié leurs investigations. En moins de 48 heures, un premier coup de filet a été réalisé. Cinq suspects âgés de 18 à 20 ans ont été interpellés entre la région lyonnaise et la Savoie, alors que certains d’entre eux tentaient de quitter le territoire français.
Deux arrestations ont notamment eu lieu à Saint-Priest, dans l’agglomération lyonnaise, tandis que d’autres suspects ont été interceptés lors de leur fuite. Les cinq jeunes, quatre hommes et une femme, ont été placés en garde à vue à Lyon, où l’enquête est désormais centralisée.
Selon Le Parisien, les mis en cause auraient été recrutés via les réseaux sociaux par un commanditaire.
Cette affaire, qui débute aux portes de Grenoble, met en lumière une criminalité organisée, rapide et opportuniste, utilisant les cryptomonnaies comme levier de pression. Les investigations se poursuivent pour établir précisément le rôle de chacun et qualifier pénalement les faits.