Grenoble conserve pourtant de nombreux atouts : ville universitaire, pôle technologique et porte d'entrée vers les massifs alpins. Dans le neuf, les prix se situent généralement entre 3 500 et 4 500 euros le mètre carré, avec une moyenne autour de 4 300 euros. Selon Cédric Lagarde, directeur régional chez Cogedim, cité par Le Nouvel Obs, l'offre importante contribue notamment à maintenir les prix sous pression.
Dans l'ancien, les prix oscillent davantage, autour de 2 000 à 3 500 euros le mètre carré. Mais au-delà du prix affiché, le diagnostic de performance énergétique (DPE) prend une place croissante dans les négociations.
Les logements énergivores moins recherchés
Dans le centre-ville, certains appartements anciens disposent d'un charme architectural indéniable, avec de grandes surfaces, du parquet ou encore des moulures. Pourtant, leurs performances énergétiques parfois faibles peuvent décourager les familles, qui se tournent davantage vers les maisons en périphérie lorsqu'elles en ont les moyens.
À l'inverse, les logements récents et mieux isolés attirent une clientèle prête à payer davantage. C'est notamment le cas dans l'écoquartier de Bonne, où les prix peuvent atteindre 3 500 à 3 800 euros le mètre carré. Un trois-pièces de 72 m² y aurait récemment été vendu 266 700 euros, selon les données rapportées par Le Nouvel Obs.
Championnet résiste mieux
Le quartier Championnet conserve une forte attractivité grâce à ses commerces, ses restaurants et son environnement favorable aux déplacements à pied ou à vélo. Les prix de l'ancien peuvent y atteindre environ 3 600 euros le mètre carré.
Les Grands Boulevards restent, à l'inverse, parmi les secteurs les plus accessibles, avec des prix autour de 2 500 euros le mètre carré. Mais les acheteurs doivent surveiller les charges de copropriété et les éventuels travaux liés à la rénovation énergétique.
Le Grésivaudan attire les amateurs de maisons
Pour ceux qui recherchent davantage d'espace, la vallée du Grésivaudan constitue une alternative à Grenoble. Meylan, Corenc et La Tronche attirent notamment les ménages à la recherche d'une maison et d'un cadre plus résidentiel.
Le budget nécessaire est cependant élevé : les grandes maisons d'environ 250 m² avec piscine peuvent atteindre 1,1 à 1,3 million d'euros.
Le marché grenoblois apparaît ainsi de plus en plus segmenté. Entre les quartiers, les types de logements et leur performance énergétique, les écarts se creusent. La reprise est réelle, mais elle reste prudente et dépend fortement de la qualité des biens proposés.