La décision a fait l’effet d’un coup de massue. Le tribunal des activités économiques de Lyon a rejeté, le 25 mars, le projet Exalia, porté notamment par d’anciens salariés de Vencorex. Une issue qui provoque une forte réaction politique en Isère.
Dans un communiqué, les députées Sandrine Nosbé et Élisa Martin font part de leur "profonde déception" et alertent sur les conséquences pour l’emploi et l’industrie locale.
Le projet Exalia visait à proposer une alternative industrielle pour le site chimique du Pont-de-Claix.
Porté par des anciens salariés, il défendait une réindustrialisation orientée vers la chimie décarbonée, avec l’ambition de préserver l’emploi et de maintenir une activité sur le site.
Les deux élues saluent "l’engagement exemplaire" des salariés, qui ont choisi, selon elles, "de ne pas subir mais d’agir" face aux difficultés du secteur.
À l’inverse, elles critiquent le projet retenu, qui reposerait sur un démantèlement du site.
Pour les députées, cette décision pose une question plus large : celle du rôle de l’État dans l’accompagnement des projets industriels. Elles dénoncent notamment une "indifférence du gouvernement" face aux propositions de reprise portées localement.
Au-delà du cas de Vencorex, les élues évoquent un enjeu de souveraineté industrielle.
Elles estiment que l’absence de stratégie publique pourrait conduire à "des fermetures d’usines en cascade" et appellent à préserver les compétences et le savoir-faire présents sur le site isérois.
Face à cette situation, Sandrine Nosbé et Élisa Martin demandent l’ouverture rapide de discussions entre l’État, les collectivités, les industriels et les salariés.