C'est la fin d'une longue période d'incertitude pour le Groupe hospitalier mutualiste de Grenoble. Placé en redressement judiciaire depuis décembre 2025, l'établissement de santé va intégrer la Fondation Georges-Boissel, basée à Bourgoin-Jallieu.
Le tribunal judiciaire de Grenoble a retenu son offre de reprise au détriment du plan de continuation présenté par Paul de Rosen, président de l'Union mutualiste pour la gestion du GHM.
Ce changement met fin à la gestion du groupe Avec, qui avait repris l'établissement en 2020 et dont les méthodes avaient fait l'objet de nombreuses critiques.
La Fondation Georges-Boissel, reconnue d'utilité publique, dispose déjà d'une douzaine d'établissements en Isère et emploie près de 1 000 professionnels.
Les urgences maintenues, mais des centres dentaires exclus de la reprise
La nouvelle direction entend préserver les activités hospitalières existantes et relancer les investissements nécessaires au fonctionnement de l'établissement, qui conservera son statut d'établissement de santé privé d'intérêt collectif (Espic).
Le service des urgences sera notamment maintenu, avec le soutien de l'Agence régionale de santé.
Mais cette reprise entraîne également des conséquences sociales importantes. Un peu moins d'une centaine de salariés vont perdre leur emploi.
Autre difficulté : les centres dentaires de Grenoble et Meylan, ainsi que le centre de consultation du Grésivaudan, ne figurent pas dans le périmètre de reprise. Plusieurs milliers de patients pourraient ainsi se retrouver sans solution de prise en charge dans ces structures.
La décision judiciaire a été accueillie favorablement par les représentants du personnel et les acteurs locaux qui soutenaient l'offre de la Fondation.
Pour Laurence Ruffin, maire de Grenoble, cette reprise permet de préserver une offre de soins essentielle pour le territoire. L'élue souhaite désormais que la Ville et la Métropole soient associées aux prochaines étapes du redressement de l'établissement.