Trafic "Mistral 38" : des stocks saisis loin du quartier, quatre suspects en détention

Trafic "Mistral 38" : des stocks saisis loin du quartier, quatre suspects en détention
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Quatre hommes ont été mis en examen et placés en détention provisoire après l’opération du 5 octobre dans l’agglomération grenobloise. Cinq occupants d’appartements perquisitionnés ont également été condamnés, a annoncé le parquet lundi 12 octobre.

Le coup de filet visant le trafic de stupéfiants du quartier Mistral a débouché sur quatre mises en examen et cinq condamnations. Les quatre hommes, âgés de 23 à 30 ans et soupçonnés d’être fortement impliqués dans ce trafic, ont été placés en détention provisoire en fin de semaine dernière.

Les enquêteurs soupçonnent une organisation reposant sur des commandes reçues via Telegram et Signal, puis préparées dans des logements éloignés du quartier. Des stupéfiants portant le logo "Mistral 38" ont été découverts dans ces appartements servant au stockage et au conditionnement.

Dix logements perquisitionnés, d’importantes saisies

L’intervention avait été menée le 5 octobre à l’aube, sur commission rogatoire, par la Division de la criminalité organisée et spécialisée de l’Isère et l’antenne de l’OFAST, avec le renfort du RAID. Dix appartements ont été perquisitionnés à Grenoble, Échirolles, Fontaine, Saint-Martin-d’Hères, Saint-Martin-le-Vinoux et Seyssinet-Pariset.

Le parquet fait état de 118 kg de résine de cannabis, 41 kg d’herbe de cannabis, 7,3 kg de cocaïne et 11 kg de drogue de synthèse saisis. Les policiers ont également découvert des buvards de LSD, 238 cachets d’ecstasy et 12 965 euros en espèces.

Cinq occupants déjà jugés

Parmi les occupants poursuivis, une personne reconnaissant les faits a été condamnée le 7 octobre, en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, à 20 mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans et une interdiction de séjour.

Les quatre autres ont été jugés en comparution immédiate le 9 octobre. Leurs peines comportent de la prison ferme et du sursis probatoire, avec, selon les cas, un mandat de dépôt ou un aménagement en détention à domicile sous surveillance électronique.

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Grenoble

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