La mobilisation pourrait s’élargir dans les établissements scolaires isérois. Réunis mardi au pied du rectorat de Grenoble, près de 120 participants à une assemblée générale organisée autour de l’intersyndicale de l’éducation se sont prononcés pour un appel à la grève des personnels jeudi 8 octobre, rapporte Le Dauphiné libéré.
Cette décision prolonge une journée de manifestation ayant réuni 13 000 personnes, avec de nombreux enseignants aux côtés des lycéens et des étudiants. La participation a notamment été importante au lycée Argouges et a rassemblé une trentaine de collègues de Mounier. Le déroulement du cortège, sans les tensions de la semaine précédente, a renforcé leur volonté de poursuivre le mouvement.
La mobilisation a aussi obtenu une avancée devant la justice. Saisi par l’association Vigie Liberté, le tribunal administratif de Grenoble a suspendu, ce même mardi 6 octobre, les interdictions préfectorales de rassemblement autour des lycées publics de Grenoble et de neuf autres communes de l’Isère.
Ces mesures visaient tout regroupement, quelle qu’en soit la nature, dans un rayon de 100 mètres autour de l’ensemble des lycées concernés. Le juge des référés les a considérées comme trop générales, rappelant que les libertés de réunion et de manifestation sont fondamentales. Selon lui, les risques de troubles à l’ordre public avancés par la préfecture n’étaient pas suffisamment documentés pour chaque établissement.
Si les dégradations freinent certains personnels, notamment à Pablo-Neruda, d’autres enseignants comptent rejoindre les élèves devant les lycées et refusent les cours à distance.
Le mouvement cherche désormais à mobiliser collèges, écoles et parents autour d’un rendez-vous commun, avant la journée nationale du 5 novembre.