Après les élections municipales, deux contestations avaient été déposées devant le tribunal administratif de Grenoble. Comme l'a rapporté Le Dauphiné Libéré, les deux requêtes ont finalement été rejetées par la juridiction administrative.
La victoire de Laurence Ruffin confirmée
Au second tour, le 22 mars 2026, la liste « Oui Grenoble », menée par Laurence Ruffin, avait obtenu 56,59 % des suffrages, devant celle d'Alain Carignon, « Réconcilier Grenoble », créditée de 43,41 %.
Alain Carignon demandait l'annulation du scrutin, mettant notamment en cause la campagne menée contre lui sur les réseaux sociaux et les attaques faisant référence à son passé judiciaire.
Le tribunal a reconnu le caractère particulièrement virulent de certaines publications et prises de parole. Il a toutefois considéré que ces éléments n'avaient pas dépassé les limites de la polémique électorale et n'étaient pas suffisamment susceptibles d'avoir influencé le résultat.
Les juges ont également examiné des SMS envoyés pendant la période de réserve ainsi que des publications diffusées le jour du scrutin. Certaines ont été considérées comme relevant de la propagande électorale interdite, mais leur impact n'a pas été jugé suffisant pour remettre en cause l'élection, notamment au regard de l'écart entre les deux candidats.
Le second recours également rejeté
Une deuxième requête concernait directement Alain Carignon et plusieurs membres de sa liste. Son auteur demandait notamment le rejet du compte de campagne et l'inéligibilité de plusieurs candidats.
Les différents arguments avancés n'ont pas été retenus par le tribunal. La juridiction a notamment examiné l'utilisation de visuels sur les vitrages de la permanence électorale ainsi que la situation professionnelle de l'un des colistiers.
Aucune de ces contestations n'a conduit les juges à remettre en cause les résultats des municipales.
Un possible appel devant le Conseil d'État
Les deux recours sont donc rejetés et l'élection de Laurence Ruffin reste confirmée à ce stade.
Les requérants disposent néanmoins d'un délai d'un mois après notification des jugements pour saisir le Conseil d'État. En cas d'appel, les élus municipaux proclamés restent en fonction jusqu'à ce qu'une décision définitive soit rendue.