Nouvel épisode dans le feuilleton judiciaire autour du burkini dans les piscines grenobloises.
Le tribunal administratif de Grenoble a annulé, ce jeudi 25 juin, l’article 10 de l’ancien règlement intérieur des piscines municipales, adopté en mai 2022, estimant qu’il contrevenait au principe de neutralité du service public.
Dans sa décision, le tribunal considère que la modification du règlement avait "pour seul objet d’autoriser les costumes de bain communément dénommés burkinis".
Les juges estiment également que cette dérogation aux règles habituelles, fondées sur des impératifs d’hygiène et de sécurité, était "destinée à satisfaire une revendication de nature religieuse".
Le dossier remonte à mai 2019, lorsque plusieurs militantes soutenues par l’association Alliance citoyenne s’étaient baignées en burkini à la piscine des Dauphins pour dénoncer son interdiction.
En mai 2022, la majorité municipale d’Éric Piolle avait adopté un nouveau règlement intérieur, déclenchant une vive polémique nationale.
Pour la municipalité grenobloise, cette nouvelle décision ne modifie toutefois pas les règles aujourd’hui appliquées.
Contactée par Le Dauphiné Libéré, la Ville rappelle que le tribunal s’est prononcé sur une version du règlement qui avait déjà été modifiée après la décision du Conseil d’État.
Depuis cette modification, la Ville indique que les maillots couvrants sont autorisés, à condition qu’ils respectent ces critères, précisant que seule la présence d’une jupette reste interdite.