Le scénario présenté par le prévenu n’a pas convaincu les juges.
Mercredi 5 août, une habitante de Saint-Martin-d’Hères rentre de courses et découvre un homme à l’intérieur de son appartement. Celui-ci transporte plusieurs objets appartenant à la victime. Au moment de prendre la fuite, il lui porte un coup au visage avant de quitter les lieux.
Un policier municipal en civil parvient rapidement à le rattraper. Dans son sac se trouvent notamment une montre, un sac Gucci, une manette de console de jeux vidéo ainsi que 840 euros en espèces.
Devant le tribunal correctionnel de Grenoble en fin de semaine dernière, le prévenu de 34 ans a livré une tout autre version que celle du simple cambriolage.
Selon lui, il ne s’agissait pas réellement d’un vol mais d’une "mise en scène" organisée par le compagnon de la victime. Il affirme avoir accepté, contre 1 000 euros, de récupérer une somme de 37 000 euros supposément cachée dans le logement.
Toutefois, le dossier remis aux juges grenoblois mettait en lumière un lien indirect entre le cambrioleur et l’occupante des lieux.
Comme rapporté par le Dauphiné Libéré, la compagne du prévenu est une ancienne amie de la victime, avec laquelle elle est aujourd’hui en conflit. Pour le ministère public, cette relation pouvait expliquer la connaissance de certains éléments concernant le couple et le choix précis de l’appartement.
Au moment des faits, le prévenu exécutait déjà une peine sous surveillance électronique. Son casier judiciaire comporte 23 mentions.
Le parquet a requis deux ans de prison ferme. Le tribunal l’a finalement condamné à 18 mois d’emprisonnement ferme avec mandat de dépôt. Il lui est également interdit de paraître en Isère pendant deux ans.