Trois anciens joueurs du FC Grenoble rugby rejugés en appel pour des accusations de viol collectif datant de 2017

Trois anciens joueurs du FC Grenoble rugby rejugés en appel pour des accusations de viol collectif datant de 2017

Trois ex-rugbymen grenoblois condamnés en 2024 pour viol en réunion comparaissent de nouveau en appel devant les assises de la Charente.

À partir de ce mercredi 25 mars, Loïck Jammes, Denis Coulson et Rory Grice sont jugés en appel pour des faits de viol en réunion remontant à mars 2017 à Bordeaux, en marge d’un match de Top 14 impliquant le FC Grenoble.

Déjà reconnus coupables par la cour d’assises de la Gironde en décembre 2024, ils purgent actuellement des peines de 12 à 14 ans de réclusion criminelle au centre pénitentiaire de Gradignan. Tous trois, âgés de 31 à 35 ans, avaient contesté leur condamnation et restent détenus après le rejet de leurs demandes de remise en liberté en attendant ce nouveau procès, prévu sur huit jours.

L’affaire trouve son origine dans la nuit du 11 au 12 mars 2017. Une étudiante de 20 ans avait porté plainte après avoir passé la soirée avec des amies dans un bar du centre de Bordeaux, où elles avaient rencontré des joueurs grenoblois. Le groupe avait ensuite poursuivi la nuit en discothèque. La jeune femme, ivre, avait ensuite suivi plusieurs joueurs jusqu’à leur hôtel à Mérignac.

Les images de vidéosurveillance et le témoignage du réceptionniste indiquent qu’elle est entrée dans une chambre occupée par l’Irlandais Denis Coulson et un coéquipier endormi. Le joueur a reconnu une relation sexuelle dans la salle de bains. Plus tard, le Français Loïck Jammes et le Néo-Zélandais Rory Grice ont également admis des rapports sexuels, qu’ils décrivent comme consentis.

Un quatrième joueur présent ce soir-là n’a pas été renvoyé devant les assises, déjà condamné plus tôt pour “non-empêchement de crime”.
L’accusation considère que les trois joueurs ont profité de son état d’alcoolisation avancé, confirmé par expertise, pour imposer des relations sexuelles. L’instruction avait retenu une incapacité de consentement, tandis que la cour d’assises de la Gironde avait estimé que cet état constituait un élément de surprise caractérisant le viol.

Les accusés maintiennent leur version d’une relation consentie, position qu’ils défendent depuis leur premier procès, alors qu’il encourent vingt ans de réclusion criminelle.

Le verdict en appel est attendu le 3 avril.

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