Face aux juges, le prévenu a nié les faits. Ce n'était pas lui, mais un autre. Et s'il a pris la fuite lorsque la police a débarqué pour l'interpeller, c'est parce qu'il fait l'objet d'une OQTF depuis 2024. Pourtant, la victime l'a reconnue formellement.
Ce ressortissant algérien de 27 ans a donc été jugé et condamné mardi 28 avril pour l'agression d'un étudiant, survenue quelques jours plus tôt sur le pont du Drac entre Grenoble et Fontaine. Le 24 avril au petit matin, la victime âgée de 18 ans rentrait chez elle et avait croisé le chemin de deux individus. Ces derniers lui avaient volé son vélo électrique et son téléphone portable, le menaçant d'utiliser un couteau puis une arme à feu, et enfin de le jeter dans la rivière.
Selon le Dauphiné Libéré, 2 ans de prison ont été requis à son encontre, notamment avec la révocation de six mois de sursis prononcés en 2024 lors de sa précédente condamnation.
Le tribunal grenoblois a plutôt entendu les arguments de la défense, qui pointait du doigt une enquête manquant de preuves formelles et l'absence de la victime à l'audience. Ce sont finalement 18 mois qui ont été prononcés. Incarcéré, le prévenu aura ensuite l'interdiction de se rendre en France pendant 5 ans.