L’affaire a rapidement dépassé le simple cadre d’un contrôle de police. Mercredi 25 février 2026, vers 15h, un éducateur de 35 ans intervenant dans le quartier du Gâtinais, à Échirolles, a été arrêté lors d’une opération menée sur un point de deal.
Le contrôle aurait dégénéré et l’intéressé est soupçonné d’avoir opposé une résistance et d’avoir eu un comportement violent envers les forces de l’ordre. Placé en garde à vue, il est ressorti libre le lendemain, convoqué pour une composition pénale.
Cette décision n’a pas apaisé la colère de nombreux acteurs de la prévention spécialisée. Le Collectif national de la prév’ dénonce une atteinte grave à l’exercice du métier d’éducateur de rue. Selon ses membres, l’homme intervenait dans le cadre de sa mission auprès de jeunes en difficulté lorsque l’interpellation est survenue. Ils estiment que cet épisode fragilise les fondements mêmes de leur action : anonymat des publics accompagnés, adhésion volontaire et absence de mandat nominatif, autant de principes jugés essentiels pour instaurer la confiance dans les quartiers populaires.
Dès le jeudi matin, une trentaine de soutiens se sont rassemblés devant l’hôtel de police de Grenoble afin de réclamer l’abandon des poursuites. Parmi eux figuraient des militants du Nouveau Parti anticapitaliste révolutionnaire, emmenés par Baptiste Anglade.
Si la remise en liberté a été actée, le collectif maintient sa mobilisation et exige que l’affaire soit classée, affirmant que la solidarité et l’accompagnement social ne sauraient être assimilés à des infractions.