Une botte de foin pour barrer le passage : sur le campus de Saint-Martin-d’Hères, des étudiants ont trouvé de quoi bloquer les accès à l’Institut national supérieur du professorat et de l’éducation de l’académie de Grenoble. Selon Le Dauphiné Libéré, l’établissement n’avait encore jamais été bloqué depuis le début du mouvement. L’installation a demandé quelques efforts, mais tous les accès au bâtiment sont désormais condamnés.
Plus d’une centaine d’étudiants s’étaient réunis dès 6h près de l’arrêt de tram Bibliothèques. Pour cette neuvième journée de mobilisation, le mouvement s’étend aussi à l’Institut de la communication et des médias, antenne de l’UGA à Échirolles. Poubelles et palettes obstruent l’entrée depuis ce matin, après un blocage voté mercredi en assemblée générale pour soutenir les lycéens et leurs revendications.
À Grenoble, une centaine d’élèves étaient également réunis devant le lycée Champollion vers 9h. Les forces de l’ordre, présentes un moment à proximité, avaient quitté les lieux. À Seyssinet-Pariset, le lycée Bergès est lui aussi bloqué, avec des enseignants venus soutenir les élèves. Tous dénoncent le manque de moyens, alors que certains lycéens contestent aussi les choix budgétaires du gouvernement et les sommes consacrées à la militarisation.
Ces rassemblements prolongent une mobilisation dont le lycée Emmanuel-Mounier constitue le principal foyer depuis près de dix jours. La veille, des incidents, notamment des feux de poubelles et des tirs de mortier d’artifice, avaient été signalés à Champollion.