Jacques Leveugle ne sera finalement pas jugé dans le dossier tentaculaire instruit depuis Grenoble.
L’octogénaire est décédé samedi à la maison d’arrêt de Corbas dans le Rhône, où il était placé en détention provisoire. Selon le parquet de Grenoble, il souffrait d’une maladie incurable. Il avait été admis deux jours auparavant dans l’unité médicalisée de l’établissement pénitentiaire.
Les enquêteurs le soupçonnaient d’avoir abusé de dizaines de garçons et d’adolescents entre 1971 et 2023, au cours de séjours effectués dans plusieurs pays et sur cinq continents.
89 garçons évoqués dans ses propres écrits
L’affaire avait débuté en 2023 après la découverte, par son neveu, de plusieurs clés USB appartenant à Jacques Leveugle.
Elles contenaient quinze tomes numériques, représentant environ 3 000 pages, dans lesquels l’intéressé relatait des relations sexuelles avec de jeunes garçons. Une copie avait été remise aux gendarmes de Vizille.
Une information judiciaire avait ensuite été ouverte. Jacques Leveugle avait été mis en examen et incarcéré, tandis que la section de recherches de Grenoble tentait d’identifier les 89 garçons mentionnés dans ces documents.
Au fil de l’enquête, 79 victimes présumées ont pu être identifiées. Cinquante-cinq ont été entendues par les gendarmes et 24 ont déposé plainte.
Seulement deux plaintes portant sur des faits non prescrits
L’ancienneté des faits constituait toutefois un obstacle majeur à d’éventuelles poursuites.
Le procureur de Grenoble, Étienne Manteaux, avait indiqué en février que la très grande majorité des faits dénoncés étaient prescrits.
Deux plaignants faisaient exception : un homme aujourd’hui âgé de 45 ans, qui affirme avoir été victime de faits en Allemagne en 1993, et un autre âgé de 43 ans, qui dénonce des actes commis entre 1996 et 1999 lors de séjours en France et en Espagne.
Le parquet de Grenoble espérait voir Jacques Leveugle renvoyé devant la cour criminelle départementale de l’Isère. Son décès met fin à cette perspective.
A composter sans délai.
Signaler RépondreDes frais en moins pour la collectivité
Signaler RépondreJe ne vais pas pleurer pour un violeur .Ouf !
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