Jacques Leveugle, soupçonné d’agressions sexuelles sur des dizaines de mineurs, est mort en détention

Jacques Leveugle, soupçonné d’agressions sexuelles sur des dizaines de mineurs, est mort en détention

Jacques Leveugle est mort samedi 19 septembre à la maison d’arrêt de Lyon-Corbas des suites d’une maladie incurable. L’octogénaire était mis en examen dans une vaste affaire de viols et d’agressions sexuelles sur mineurs, portant sur des faits présumés commis pendant plus de cinquante ans.

Jacques Leveugle ne sera finalement pas jugé dans le dossier tentaculaire instruit depuis Grenoble.

L’octogénaire est décédé samedi à la maison d’arrêt de Corbas dans le Rhône, où il était placé en détention provisoire. Selon le parquet de Grenoble, il souffrait d’une maladie incurable. Il avait été admis deux jours auparavant dans l’unité médicalisée de l’établissement pénitentiaire.

Les enquêteurs le soupçonnaient d’avoir abusé de dizaines de garçons et d’adolescents entre 1971 et 2023, au cours de séjours effectués dans plusieurs pays et sur cinq continents.

89 garçons évoqués dans ses propres écrits

L’affaire avait débuté en 2023 après la découverte, par son neveu, de plusieurs clés USB appartenant à Jacques Leveugle.

Elles contenaient quinze tomes numériques, représentant environ 3 000 pages, dans lesquels l’intéressé relatait des relations sexuelles avec de jeunes garçons. Une copie avait été remise aux gendarmes de Vizille.

Une information judiciaire avait ensuite été ouverte. Jacques Leveugle avait été mis en examen et incarcéré, tandis que la section de recherches de Grenoble tentait d’identifier les 89 garçons mentionnés dans ces documents.

Au fil de l’enquête, 79 victimes présumées ont pu être identifiées. Cinquante-cinq ont été entendues par les gendarmes et 24 ont déposé plainte.

Seulement deux plaintes portant sur des faits non prescrits

L’ancienneté des faits constituait toutefois un obstacle majeur à d’éventuelles poursuites.

Le procureur de Grenoble, Étienne Manteaux, avait indiqué en février que la très grande majorité des faits dénoncés étaient prescrits.

Deux plaignants faisaient exception : un homme aujourd’hui âgé de 45 ans, qui affirme avoir été victime de faits en Allemagne en 1993, et un autre âgé de 43 ans, qui dénonce des actes commis entre 1996 et 1999 lors de séjours en France et en Espagne.

Le parquet de Grenoble espérait voir Jacques Leveugle renvoyé devant la cour criminelle départementale de l’Isère. Son décès met fin à cette perspective.

11 commentaires
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idemos le 26/09/2026 à 10:10
pader a écrit le 23/09/2026 à 09h32

au risque de chagriner pas mal de monde, il meurt présumé innocent aux yeux de la justice !

Comme l'abbé Pierre? Coupable et jamais jugé!!!!

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pader le 23/09/2026 à 09:32

au risque de chagriner pas mal de monde, il meurt présumé innocent aux yeux de la justice !

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Titus69 le 23/09/2026 à 09:22

Fin normale d'un pédophile (en plus en série).

Ne pas oublier que vos élus de gauche ont votés contre la perpétuité réelle des pédophiles en série... ils ont le droit d'être réhabilités et de sortir (même les violeurs de nourrisseur d'après Mr Coquerel).

Bien garder cela en tête car j'ai l'impression qu'on oubli vite de nos jours.

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Bullit le 22/09/2026 à 22:55

Ne repose pas en paix

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Moi le 22/09/2026 à 17:14

Enfin une bonne nouvelle

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Soulmate le 22/09/2026 à 13:04

C'est triste uniquement pour les victimes qui ne pourront pas obtenir justice.
Ces affaires devraient être prioritaires.

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o riz gine le 22/09/2026 à 12:37

c'est quoi l'origine du monsieur c'est pour un sondage

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Significatif le 22/09/2026 à 11:08
kool a écrit le 22/09/2026 à 07h04

Je ne vais pas pleurer pour un violeur .Ouf !

Parce que tu pleurerais pour un braqueur ?

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Black Star le 22/09/2026 à 09:42

A composter sans délai.

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economie le 22/09/2026 à 07:59

Des frais en moins pour la collectivité

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kool le 22/09/2026 à 07:04

Je ne vais pas pleurer pour un violeur .Ouf !

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