La Ville d’Échirolles sort du silence après la polémique déclenchée par une vidéo tournée à l’intérieur du bureau du groupe d’opposition Rassemblement pour Échirolles.
La séquence, depuis retirée de TikTok, montrait notamment l’affiche nominative du conseiller municipal RN Enzo Billon. Son auteur qualifiait l’élu de "vrai raciste" et indiquait, dans des termes grossiers, qu’il refusait d’assurer l’entretien de son bureau.
"La Ville condamne sans réserve ces propos, contraires à ses valeurs", réagit désormais la municipalité, qui rappelle que "tous ses agents et prestataires sont soumis à un strict devoir de neutralité".
"Rien ne permet d’établir" qu’il s’agit d’un agent municipal
Le groupe Rassemblement pour Échirolles avait indiqué que l’auteur de la vidéo "semblerait être un agent de la Ville", estimant qu’il avait pu utiliser des accès liés à ses fonctions pour pénétrer dans le local.
La mairie se montre beaucoup plus prudente sur ce point : "À ce jour, rien ne permet d’établir que l’auteur de cette publication soit un agent municipal", affirme-t-elle.
La Ville précise que des travaux de maintenance ont été réalisés pendant l’été par des prestataires extérieurs, eux aussi "habilités à accéder à l’ensemble des locaux communaux".
Un rappel des règles adressé aux agents et aux prestataires
La municipalité annonce plusieurs mesures après cet épisode. "Un rappel précis des règles de neutralité sera envoyé aux agents de la ville et à ses prestataires", indique-t-elle. Une "vigilance renforcée" doit également être mise en place lors des interventions de sociétés extérieures dans les bureaux mis à disposition des élus.
Enzo Billon avait pour sa part demandé à la maire PCF Amandine Demore "l’ouverture d’une enquête administrative" ainsi que des sanctions si les faits étaient confirmés. Il avait également annoncé une demande de protection fonctionnelle et indiqué se réserver la possibilité de déposer plainte.
Sur la recherche de l’auteur et l’exploitation d’éventuels éléments détenus par la municipalité, la Ville se montre toutefois réservée. Elle rappelle "qu'elle ne peut se substituer à une enquête judiciaire" et précise que "les pièces éventuellement en sa possession ne seront communiquées que sur réquisition de la justice".