Jean Giard est mort à quelques semaines de son centième anniversaire. L’ancien élu grenoblois s’est éteint vendredi matin à l’hôpital de Grenoble, à l’âge de 99 ans.
Son parcours l’avait d’abord conduit vers la religion. Entré au petit séminaire de Saintes dès l’âge de 10 ans, puis formé au grand séminaire de L’Houmeau, il envisageait de devenir prêtre-ouvrier. Il choisira finalement de travailler dans le bâtiment après un stage à Montceau-les-Mines.
Jean Giard s’engage politiquement l’année suivante en adhérant au Parti communiste français.
De la CGT à l’Assemblée nationale
Son implantation grenobloise se renforce rapidement. En 1956, il devient secrétaire de l’union locale de la CGT avant d’occuper des responsabilités croissantes au sein du syndicat et du PCF.
En 1977, il entre au conseil municipal de Grenoble sur la liste d’union de la gauche conduite par Hubert Dubedout. Il devient adjoint aux finances et conserve cette fonction jusqu’en 1983.
Après la victoire de la droite menée par Alain Carignon, Jean Giard poursuit son engagement municipal dans l’opposition.
Il siègera également à l’Assemblée nationale comme député de l’Isère entre mars 1986 et mai 1988, élu à la proportionnelle.