Le propriétaire d’un âne de 18 ans retrouvé mort à Valbonnais veut comprendre ce qui s’est passé. Ce technicien forestier a déposé plainte à la gendarmerie de La Mure, convaincu que son animal, Ulysse, a subi un acte de cruauté. Installé à Villard-de-Lans après une mutation professionnelle, le propriétaire devait ramener Ulysse dans le Vercors le 15 octobre. Il avait adopté l’âne à l’âge d’un an et son fils avait grandi à ses côtés.
L’examen vétérinaire du 18 septembre a révélé des pertes de poils anormales et des lésions sur les pattes avant, pouvant correspondre à des traces d’entraves, rapporte le propriétaire. La vétérinaire a aussi photographié, près du corps, une sangle orange d’environ 25 centimètres et deux colliers de serrage noirs reliés entre eux, nettement coupés. Des écorces rongées dans un rayon d’un mètre et des crottins autour d’un même arbre suggéraient, selon elle, que l’animal était resté longtemps sur place.
La décomposition avancée du corps a empêché toute autopsie. La cause du décès n’a donc pas pu être établie.
Ulysse s’était échappé de sa pension de Valbonnais le 10 septembre avec une ânesse appartenant à une association. Retrouvée vivante trois jours plus tard, celle-ci était attachée à un arbre en forêt, avec une longe et un vieux licol. Malgré les recherches et un signalement aux gendarmes, l’âne était resté introuvable jusqu’au 17 septembre.
L’âne a été retrouvé au fond d’une combe difficile d’accès près du hameau de Leygat, les pattes avant jointes mais sans lien visible. Selon son propriétaire, des témoins auraient tenté de le libérer avant sa mort. Il soupçonne que l’animal est resté attaché plusieurs jours sans eau ni nourriture et s’interroge sur la disparition d’un morceau de sangle après l’examen vétérinaire.
Très affecté par cette perte, il reste déterminé à faire éclaircir les circonstances de sa mort.