Saisi en référé par des élus d’opposition grenoblois, le tribunal administratif de Grenoble a estimé ce vendredi qu’aucun élément concret ne permettait de démontrer un risque avéré de trouble à l’ordre public lié à l’événement organisé par le collectif Action antifasciste Grenoble.
Les requérants demandaient à la Ville de Grenoble et à la préfète de l’Isère d’interdire cette soirée prévue à partir de 19h dans un bâtiment appartenant à la municipalité.
La requête avançait que les locaux étaient occupés illégalement par le collectif organisateur.
L’opposition évoquait également une possible atteinte à l’ordre public en raison d’une collecte de fonds annoncée au profit de personnes placées en détention provisoire dans le cadre de l’enquête sur la mort de Quentin Deranque. Les élus estimaient aussi que les organisateurs étaient liés à la mouvance antifasciste, en rappelant la dissolution par décret du groupe Jeune Garde Antifasciste.
Selon le Dauphiné Libéré, le tribunal a estimé qu’aucun lien entre les organisateurs et des violences politiques n’était établi, qu’aucun risque de débordement n’était démontré et que la collecte de fonds ne permettait pas de caractériser une apologie de crime.
Le juge des référés a également estimé que l’occupation supposée irrégulière du local municipal n’était pas démontrée et ne constituait pas une atteinte à une liberté fondamentale, justifiant ainsi le rejet de la requête de l’opposition grenobloise.
Reste à savoir ce qui se passera durant ce concert.